Diversification alimentaire chez l’ass mat : quelle part pour les protéines ?



Cindy

Bonjour, je m’appelle Cindy, j’ai 31 ans et après un long parcours de saisonnière, je souhaite vivement devenir assistante maternelle.

Je n’y connais pas grand-chose en diversification alimentaire.

Récemment, j’écoutais un reportage à la radio, sur l’excès de protéines dans l’alimentation des bébés. En résumé, un pédiatre expliquait que les parents ont tendance à apporter une alimentation trop riche en protéines, en sel et en sucre, alors que paradoxalement, elle ne contient pas suffisamment de lipides.

Avec le début de diversification alimentaire, les fruits et les légumes sont apportés en juste dose jusqu’au 1 an de l’enfant. Ensuite, les parents remplacent les fruits par des laitages et les légumes par des féculents, ce qui peut conduire à une prise de poids rapide, des troubles digestifs comme la constipation. J’imagine que si les parents commettent ces erreurs, il est probable que je ne connaisse pas les bonnes doses pour les tout-petits.

Je sais que l’équilibre alimentaire est une question posée par les professionnels et les parents.

Quelles sont les bonnes proportions pour un bébé ?

Merci d’éclairer ma lanterne.

Cindy


Aurélie

Bonjour Cindy,

Je comprends votre volonté de devenir assistante maternelle. Le fait de travailler en tant que saisonnière est un travail très prenant sur des courtes périodes durant l’année. Il engendre des variations de salaires et des périodes de chômage, entre les contrats. La profession d’ass mat vous apporte plus de stabilité.

La question de l’alimentation est une étape obligatoire au cours de l’entretien avec les puéricultrices ou lors de la visite de votre logement.

Ce type de question n’est pas “éliminatoire” pour décrocher l’agrément, dans le sens où l’équilibre alimentaire est une notion abordée au cours de la formation de 70 heures dispensée avant l’accueil du premier enfant.

Les protéines sont souvent données en excès, à l’introduction de la viande, du poisson et de l’oeuf. En effet, 20 g suffit pour couvrir les besoins journaliers d’un enfant de 9 mois, ce qui représente 4 cuillères à café. La viande et le poisson doivent être cuits à la vapeur ou à l’eau et non rissolés dans le beurre. Un demi-oeuf dur suffit. Il est possible d’ajouter une huile végétale juste avant de servir, pour enrichir le plat. Les médecins le recommandent aux enfants qui ont des difficultés à prendre du poids, comme de l’huile de germe de blé. En tant qu’assistante maternelle, il faut suivre les recommandations de la puéricultrice ou du pédiatre.

Pour le sel et le sucre, ils sont tout simplement à bannir de l’alimentation.

On n’ajoute pas du sel sur le plat d’un bébé ou au sucre sur la compote d’un enfant. Ce dernier aura tendance à ne plus consommer que des fruits sucrés. Le conseil est le même pour le ketchup : à proscrire de l’alimentation du bébé, qui aura tout son temps pour en manger plus grand !

Je ne suis pas étonnée que les parents délaissent les fruits au profit des laitages. La peur de manquer de calcium est souvent la raison injustifiée, alors que le lait de croissance couvre tous ses besoins nutritionnels. Quant aux féculents, ils représentent souvent la solution de facilité, alors que les légumes qu’ils soient en conserve, frais ou surgelés, restent un apport de fibres incontournables pour le corps.

Bon courage Cindy, pour votre projet d’assistante maternelle.

Vu votre expérience de saisonnière, je ne doute pas que vous saurez vous adapter facilement dans votre nouvel emploi.

Aurélie